Après un match qui aura vu les deux équipes mener tour à tour, les Abeilles ont su passer l’épaule en prolongation. Sebastian Wannström aura marqué les esprits avec deux buts. Malgré les nombreuses absences, les Abeilles cueillent une 4ème victoire de rang.

Comparativement aux nombreux déplacements au Tessin et aux Grisons durant ce mois de janvier, celui de ce soir à Küssnacht s’apparentait presque à une promenade. Presque…parce que la défense chaux-de-fonnière était privée de sa première doublette, Tim Grossniklaus et Joël Scheidegger. Certes Damian Gehringer retrouvait la glace, mais on ne se méfie jamais assez des effets des commotions, fussent-elles légères. En attaque, Tippo Kivelä composait sans Michael Loosli, en attente d’un heureux événemement, ainsi que Loan Burkhalter. Aligné en défense ces derniers matchs, Evgenyi Chiriaev retrouvait une place dans le 12 d’attaque, alors que Yoann Imesch délaissait son habiruel rôle de 13ème attaquant. Par rapport au dernier match, qui avait coûté sa place à Louis Matte, les lionceaux zürichois retrouvaient quant à eux William Haag, non-présent aux Mélèzes, et pas forcément une bonne nouvelle pour la phalange meuqueuse. Les deux équipes entraînées par des coachs nordiques, alignaient donc quatre joueurs nordiques. La ligue les imitait en confiant un des sifflets à M. Folkstrand. On pourrait rajouter à tout ce petit monde les licences suisses de Viktor Östlund et Viktor Oejdemark. Pour terminer cette longue introduction, Andrea Feuz était aligné devant les filets chaux-de-fonniers, après sa belle prestation à Arosa.

Le nouvel étranger des Mélèzes, Sebastian Wannström, allait rapidement se faire remarquer en inscrivant le premier but des Abeilles après 26 secondes de jeu, pas le plus difficile à marquer c’est un fait, mais inscrit après une action de jeu limpide de la part du premier bloc visiteur. Il fallait trois minutes aux banlieusards zürichois pour reprendre leurs esprits et obliger Andrea Feuz à son premier arrêt. C’est sur un contre que les joueurs locaux allaient égaliser à la suite d’un puck mal négocié dans la zone d’attaque des Abeilles. Daniel Olsson reprenait un centre imparable de Lauro Peter, après un contre fulgurant des deux hommes. Les deux équipes se rendaient coup pour coup durant ce tiers. à l’instar de ceux deux périodes de domination de part et d’autre (11ème et 12ème minute). Les joueurs locaux doublaient la mise à la 13ème par Jan Spring, Andrea Feuz ne parvenant pas à bloquer le puck, qui filait tranquillement dans les buts. Si la preière ligne chaux-de-fonnière portait régulièrement le danger dans le camp adverse, les quelques rocades opérées dans les autres triplettes (échange Frossard/Achermann) demandaient une période d’ajustement.

Le début du tiers médian était un brin brouillon avec de nombreux revirements accordés de part et d’autre, avec une légèrement domination de la part des pensionnaires du KEK, plus pressants sur le puck. A la 27ème, Yoann Imesch avait une occasion, mais tardait trop avant de tirer. Toutefois, sa ligne continuait de presser et allait égaliser de fort belle manière par Janick Loosli. C’est à la mi-match que la première pénalité était sifflée, contre les GCK, Jan Voegeli ayant retenu son adversaire. Dans un premier temps, le power-play était bien installé, mais c’était plus compliqué par la suite. Les Abeilles avaient une nouvelle opportunité à la 34ème après une faute sifflée contre Andrin Rüedi. Le jeu de la première unité de power-play, était un peu trop lent pour déstabiliser le box-play zürichois. Si rien n’était marqué sur la séquence, l’engagement suivant allait permettre à Sebastian Wannström de trouver la lucarne des buts de Lorin Grüter (36ème) sur un tir direct. A la 37ème, Anthony Huguenin subissait lui aussi les foudres arbitrales. David Eugster avait une chance en contre, mais se déportait un peu trop avant d’ajuster le petit filet des buts. A part un tir après quelques secondes, Andrea Feuz ne connaissait pas vraiment de grosses frayeurs. Les Abeilles avaient la mainmise sur le jeu en cette fin de période et maintenaient le score favorable jusqu’à la seconde sirène.

Il ne fallait pas attendre longtemps avant d’assister à l’égalisation zürichoise, après un puck à nouveau bêtement perdu à l’entrée de zone adverse et un contre à nouveau foudroyant de Joël Henry qui trompait Andrea Feuz. Les choses se gâtaient à la 45ème, alors que Gilian Kohler était puni à son tour. Après 67 secondes, Daniil Ustinkov accrochait Toms Andersons et incitait les arbitres à sévir. Le numéro 29 zürichois tentait de faire sortir le capitaine chaux-de-fonnier de ses gonds, mais n’y arrivait pas. Sebastian Wannström se faisait punir à la 49ème, pour avoir joué avec une canne cassée. Si les 5 premières pénalités n’avaient rien donné, celle-ci était celle de trop puisque Daniil Ustinkov trouvait la faille à la 51ème. A la 53ème, Thibaut Frossard râlait trop après un dégagement pas si interdit que cela. Plutôt discret dans la partie, à l’instar de sa ligne, Stefan Rüegsegger s’enfonçait dans le camp zürichois et adressait un tir précis qui terminait dans la lucarne (57ème). Laissé seul devant Lorin Grüter, Janick Loosli ratait une grosse occasion, en tirant sur le plastron du gardien zürichois (59ème). On se dirigeait donc vers une période de prolongation, même si les lionceaux se procuraient une ultime action à 3 secondes de la sirène.

La délivrance allait surgir de la canne de Simone Terraneo d’un superbe backhand après 73 secondes de jeu.

 

GCK Lions – HC La Chaux-de-Fonds 4-5 ap (2-1; 0-2; 2-1; 0-1)

Kunsteisbahn de Küssnacht, 145 spectateurs

Arbitres : MM. Fritschi et Folkstrand, assistés de MM. Kehrli et Amport

Buts : 00’26 Wannström (Lindquist, Andersons) 0-1; 04’06 Olsson (Peter) 1-1; 12’06 Spring (Neuenschwander) 2-1; 26’39 J. Loosli 2-2; 35’54 Wannström (Andersons) 2-3; 40’39 Henry 3-3; 50’19 Ustinkov (Kärki, 5c4) 4-3; 56’26  Rüegsegger (Böhler, Achermann) 4-4; 61’13 Terraneo (Andersons) 4-5

Pénalités : 3 x 2′ contre les GCK – 4 x 2′ (Huguenin, Kohler, Wannström, Frossard) contre le HCC

Equipes :

GCK : Grüter (Metzger); Veogeli, Oejdemark; Ustinkov, Sejejs; Niedermann, Pinana; Morson; Henry, Kärki, Haag; Greuter, Cunti, Rüedi; Olsson, Meier, Peter; Berner, Neuenschwander, Spring; Bouvard

HCC : Feuz (Östlund); Jaquet, Huguenin; Terraneo, Micheletti; Gehringer, Dubois; Wannström, Lindquist, Andersons; Böhler, Achermann, Rüegsegger; Chiriaev, Frossard, Kohler; Eugster, Loosli, Imesch

Notes :

GCK sans Mettler, Ponzetto, Bünzli, Segafredo (blessés)

HCC sans In-Albon, Matewa, Macquat (blessés), Scheidegger (malade), Burkhalter, Grossnikaus et M. Loosli (raisons personnelles) Boucher (surnuméraire)

Janick Loosli et Peter Lauro sont élus meilleur joueur de chaque équipe